Le café en France

Au petit-déjeuner, à la terrasse d’un café, à la fin du repas, tout au long de la journée, les Français boivent du café. C’est d’ailleurs le premier produit d’épicerie acheté dans l’Hexagone, qui est aujourd’hui le 10e marché mondial. Plus de 90 % des ménages en consomment. Si l’eau reste la boisson fétiche, le café arrive en 2e position.

Apparu en France à la fin du XVIIe siècle, le café (issu de la culture du caféier, d’abord en Ethiopie, puis au Yémen) a très rapidement conquis les palais les plus exigeants. Son succès populaire s’étend d’abord à Marseille, avant de remonter vers le nord du pays. Il faut dire que c’est l’époque où l’on découvre les produits exotiques rapportés par les grandes expéditions maritimes. Rapidement cette boisson, bien qu’elle soit décriée par les médecins de l’époque, s’impose dans la vie des Français. Boire un café devient un geste du quotidien et le fameux breuvage noir donne son nom à des lieux dédiés, où l’on consomme aussi de l’alcool. De très célèbres cafés parisiens sont d’ailleurs devenus des lieux symboliques de l’expression artistique et philosophique d’une époque, comme le fameux café de Flore où l’on pouvait croiser Jean-Paul Sartre ou Simone de Beauvoir dans les années 50.

La consommation du café en France a cependant beaucoup évolué ces dernières années. Si au moment des Trente Glorieuses, les consommateurs achètent du café en grain qu’ils réduisent en poudre dans des moulins à café manuels, puis électriques, l’apparition des cafetières électriques va changer la donne. Désormais c’est le café moulu qui a la côte, surtout s’il est issu d’un mode de production dit « équitable » ou biologique. Dernière révolution en date : les machines à expresso et l’achat massif de café dans des capsules souples ou rigides. Sans compter l’essor du café soluble instantané (20 % de la consommation en France), bien que ce ne soit pas le produit fétiche des vrais amateurs de kawa ou de « petit noir », comme on désigne communément le café.

Le plus souvent consommé chaud, le café se boit nature ou légèrement sucré. Certains y ajoutent du lait (café crème), voire de la Chantilly (café liégeois) ou préfèrent le capuccino. Par ailleurs, la tendance est à l’exploration de goûts nouveaux. Les cartes de cafés dans les bistrots et restaurants offrent un choix de plus en plus larges de cafés, en fonction des pays d’origine des grains. Un café cubain sera très différent d’un café du Costa Rica, ou d’un café du Kenya. L’amour du café en France est tel que la saveur est présente dans bon nombre de produits : crèmes desserts, glaces, mokas, ou encore les fameuses religieuses au café.

Traditionnellement, le goût du café est un peu différent en fonction des régions françaises. Dans le sud, on a tendance à l’apprécier très corsé, en Alsace-Lorraine, son goût est nettement plus acide, dans le Nord, où la cafetière reste en action toute la journée, il est mélangé à de la chicorée.

La Charcuterie en France

Pour découvrir la France, on se sert généralement d’un bon guide touristique. Mais, on peut aussi partir à la découverte de ce beau pays avec un guide gastronomique à la main. La charcuterie pourra alors être un excellent thème de voyage. Alors, la France, pays du fromage ou pays de la charcuterie ? A vous de préparer votre séjour.

Une tradition française

La charcuterie fait partie intégrante de la gastronomie française, et a connu une histoire mouvementée mais très riche (en goûts). Promenez-vous dans les rues de n’importe quelle ville en France, et vous y découvrirez, à côté des boucheries et autres échoppes, de nombreuses charcuteries. Il s’agit bien là d’une spécialité.

On devrait plutôt évoquer les charcuteries plutôt que de l’évoquer sous le terme générique : la charcuterie. Il s’agit, pour résumer sommairement, de préparation à base de viande (le plus généralement du porc) et de sel. Le plus souvent, cette viande est cuite (d’où le nom de chaires cuites, qui a donné le nom actuel de charcuterie). La charcuterie est une spécialité généralement très salée (le temps où le salage et le fumage étaient les seuls moyens de conserver les aliments, n’est pas si éloigné).

Toutes les régions de France vous étonneront par la présence de charcutiers, reprenant les méthodes traditionnelles, et la visite des marchés locaux, qui vous dépayseront, vous donnera l’occasion de voir la charcuterie sous un autre jour. Le jambon entier a quand même une autre allure que les barquettes achetées en grande surface.

Une invitation à la découverte de la France

La France reste le pays de la gastronomie et Lyon est souvent présenté comme la capitale de cette cuisine française. Or, les traditionnels bouchons lyonnais se sont faits les spécialistes de la charcuterie. La célèbre rosette de Lyon y côtoiera des plats plus traditionnels comme le tablier de Gnafron, désormais appelé Tablier du Sapeur, à base de gras double. L’andouillette beaujolaise y sera servie cuite dans son vin blanc (un Beaujolais bien évidemment).

Mais Lyon n’est pas le seul endroit où la charcuterie réveillera vos sens, et vous étonnera. Évoquant la charcuterie, on pensera immédiatement à la charcuterie corse, dont la spécialité repose sur l’espèce spécifique de « porc sauvage », à partir duquel elle est élaborée.

Vous pourrez faire le tour de France, et visiter chacune des régions avec cet intérêt pour la charcuterie. La saucisse de Morteau vous amènera à découvrir cette région, avant de partir pour Vire, qui vous ravira avec sa célèbre andouille, à moins que vous ne préfériez celle de Guéméné ou celle du Val d’Ajol. Profitez de cette occasion pour découvrir le 3ème Lundi de février la Fête de l’andouille que cette commune vosgienne de Val d’Ajol s’évertue à perpétuer.

Vous pourrez aussi découvrir les crépinettes, la saucisse de Montbéliard, ou encore le jambon de Luxeuil. Autant de manières de découvrir la France d’une autre façon, d’autant plus que chaque région a su mettre en avant les traditions et l’authenticité de la charcuterie.

Les desserts français

La cuisine française doit son succès et sa célébrité aux chefs des cuisines royales. Ainsi, c’est à la cour des rois de France que la réputation de la cuisine française commence puis s’étend au monde entier. Lorsqu’on parle de cuisine française, Paris n’est pas seulement la capitale de la France, c’est aussi le haut lieu de la création culinaire. Néanmoins, quels que soient les plats qui se succèdent, la note finale reste toujours la touche sucrée qui reste sur les papilles, c’est la raison pour laquelle les desserts français sont si prisés.

Les premiers desserts étaient des bonbons fabriqués à partir de dattes séchées et de nids d’abeilles. Au Moyen Age, les desserts étaient très appréciés des banquets mais ils ne terminaient pas les repas. En effet, deux autres plats suivaient le dessert. De plus, ils n’étaient pas nécessairement sucrés. Fait intéressant, à cette époque, les desserts sucrés revenaient excessivement chers, même après l’apparition du sucre au Moyen Age, ils étaient donc réservés exclusivement aux riches nobles. C’est à la même époque qu’apparut la crème glacée. Difficile à confectionner, elle n’était préparée que sur demande de la royauté.

Lorsqu’on parle de desserts, on parle aussi bien de gâteaux que de biscuits ou de crèmes. On englobe également sous le terme “dessert’’, les pâtisseries, les glaces, les tartes et même les bonbons. Les meilleurs desserts impliquent généralement l’utilisation de bons fruits de saisons. Les gâteaux, les flans ou les tartes aux fruits sont sublimés par le choix du fruit. Des poêles à fond épais sont utilisées dans la conception de nombreux desserts. C’est l’un des ustensiles importants. Il est, par exemple, primordial dans la cuisson des crêpes, des gaufres ou encore dans celle des beignets. Savoir choisir ses ingrédients est une étape essentielle à la conception d’un dessert. C’est l’utilisation de produits frais qui fait la différence et qui permet aux saveurs d’éclater sur votre palais.

Les français considèrent que le dessert fait partie intégrante du repas. C’est un passage obligé. Pour certains, c’est même le moment le plus attendu du déjeuner ou du dîner. Tout le monde en raffole. Les plus connus et les plus appréciés sont, pour ne citer que cela: la tarte aux pommes, la mousse au chocolat, le fraisier, les crêpes, les madeleines, les meringues. De passage en France et principalement à Paris, les touristes doivent se rendre dans les endroits les plus réputés pour leurs savoureux desserts et y déguster ces mets fins. Parmi eux, le salon de thé Angelina, les desserts du chef Pierre Hermé, l’épicerie fine Laduree, le glacier Berthillon…